L'engagement des Pays-Bas vis-à-vis des droits humains en République Démocratique du Congo

L'ambassade néerlandaise est engagée en RDC pour aider à protéger les droits humains. Cela se fait en collaboration avec les organisations locales et internationales. Ces organisations alertent l’opinion sur la situation de droits humains. Notre ambassade finance un certain nombre de projets visant à protéger les défenseurs des droits de l'homme et à fournir une assistance juridique aux victimes de violences.

La République démocratique du Congo (RDC) a depuis son indépendance de la Belgique en 1960, une histoire difficile ponctuée de violences et de conflits. Depuis que l'actuel président, Joseph Kabila a pris le pouvoir après son père, la RDC est entrée dans une période de calme relatif. Son père, Laurent-Désiré Kabila avait chassé le président Mobutu grâce à l’aide du Rwanda et de l'Ouganda. Mais ceci a conduit à une longue guerre civile. Laurent-Désiré avait été assassiné en 2001. Dans l’entretemps, son fils Joseph a fait la paix avec les différents mouvements rebelles, mais l'Est du pays n'a jamais été entièrement stable. L'exception est la partie orientale du pays, où des groupes armés continuent de se battre les uns contre les autres et contre l'armée congolaise.
 
Il y a beaucoup de mécontentement parmi la population à propos de l'actuel gouvernement de Joseph Kabila. La croissance économique de ces dernières années n'a guère permis d'améliorer les conditions de vie de la population. Les milliards de revenus provenant des ressources naturelles ne sont pas bien gérés. Le gouvernement est également incapable de fournir un service minimum, par exemple dans les domaines de la sécurité, la santé et l'éducation. Le résultat est que la grande majorité de la population vit encore en dessous du seuil de pauvreté.

Le mécontentement était grand, lorsque le président Kabila n'a pas réussi à organiser des élections en 2016, et est resté au pouvoir après l'expiration de son second et dernier mandat constitutionnel en Décembre 2016. Les élections pour choisir son successeur ont été reportées. Les tensions politiques ont conduit à l'instabilité et à la répression par les autorités congolaises. L'opposition pour sa part est elle-même divisée.

La situation des droits humains est préoccupante. Les militants des droits politiques et humains sont arrêtés; les médias sociaux et d'autres sont entravés et bloqués de temps à autre. Il n'y a pas de liberté de la presse et les manifestations politiques sont interdites. En Septembre et Décembre 2016, ces manifestations  avaient été brutalement réprimées par la police congolaise et par l’armée, faisant de nombreuses victimes.